Et Toi, Tu Manges Quoi?

Avgolemono au poulet : Quesaco???

 

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Chère poulette farcie

Qui a dit que "Et toi, tu manges quoi?" avait toujours une recette de retard? Que passer les fêtes sans une bûche ou un pauv' bout d'saumon sur un blog culinaire, on a vu plus raccord question timing? Pas faux...

Alright bab'. Pour fêter 2016, je te propose de nous rattraper avec une douceur qui, pour sur, tombera pile poil : l'avgolemono...hein quoi ça??

Alors j'ai bien essaye de le répéter plusieurs fois les yeux fermés mais il ne s'agit malheureusement pas de la formule magique qui te fera rentrer plus rapidement dans ton jean après ces semaines de ripailles. Toutefois si la simple évocation du foie gras te donne envie d'eradiquer toute espèce de volatiles de la surface de la planète, ce breuvage est fait pour toi.

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D'origine grecque il s'agit d'une soupe veloutée dans laquelle un mélange d'oeuf et de citron est ajoute a un bouillon pour le faire épaissir (une sorte de blanquette citron quoi). En ces temps confus ou tu ne sais plus s'il faut sortir les moufles ou le barbec', il a tout bon l'avgolomachintruc : du bouillon pour l'hiver, du citron pour le soleil, du poulet et des oeufs pour la prot', un chouill' de riz pour ne pas se jeter sur les ferreros juste après et finalement peu de matière grasse...trop detooooox quoi.

'Et toi, tu manges quoi 2016" sera on schedule ou ne sera pas. Alors convaincue??

Enjoy 2016 my sweet partner.

Sophie

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La recette - Préparation : 15 min - Cuisson : 30 min

Pour 6 personnes : 4 grosses cuisses de poulet, 1 feuille de laurier, 1 oignon pelé et émince, 2 gousses d'ail écrasées, une petite poignee de baies de genièvre, 2 litres d'eau, 2 cubes de bouillon, 150g de riz long, 25g de beurre, 25g de farine, 4 jaunes d'oeuf, 1 zeste de citron + son jus, sel et poivre, un bouquet d'aneth

  • Place les cuisses de poulet, la feuille de laurier, l'oignon, l'ail et les épices dans une cocotte. Couvre d'eau, ajoute le bouillon et porte a ébullition
  • Apres les premiers bouillons, baisse le feu et laisse cuire a couvert pendant une bonne trentaine de minutes
  • Pendant ce temps fais cuire le riz la moitie du temps indique sur le paquet. Égoutte.
  • Quand le poulet est cuit (il se détache très facilement de l'os sinon laisse cuire encore un peu), sort les cuisses sur une assiette. Le bouillon reste dans la marmite.
  • Lorsque le poulet est suffisamment refroidi pour être manipule, détache la viande et jette les os. Sale et poivre le poulet.
  • Dans une petite casserole, fais fondre doucement le beurre, ajoute la farine et mélange a la cuillère en bois.
  • Verse progressivement 2 louches de bouillon chaud en continuant de remuer. Porte a ébullition en remuant. Retire du feu.
  • Dans un bol, mélange les jaunes d'oeufs, le zeste et le jus de citron. Ajoute le tout a la sauce précédente. Sale, poivre, goûte et ajuste si besoin.
  • Ajoute quelques louches de bouillon a la préparation au citron tout en mélangeant (étape nécessaire si tu ne veux pas voir le tout se transformer en omelette). Verse enfin le tout dans la marmite contenant le reste de bouillon tout en remuant.
  • Ajoute le riz cuit et la chair de poulet. Ajuste sel et poivre. Ne pas pas hésiter a bien goûter car le citron peut être un peu déroutant si pas suffisamment équilibre par le sel.
  • Parsemer d'aneth (moi j'adore ça alors j'y vais franco)
  • Servir bien chaud avec un bon coup de moulin a poivre et quelques zeste de citron

 

 

 

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Luberon, Banon, tarte aux oignons: pleurons pleurons petit patapon! (#RetourCanon)

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Oui bon alors je sais ce que tu vas dire… Et d’une, la parisienne déborded a dépassé la DLUO instaurée pour publier ce post (ooops) Et de deux, une tarte aux oignons à l’heure où le barbeuk et le pastaga ont rejoint leur ami möllky dans la cagette «lointains souvenirs, hibernation douze mois» et que les étals se couvrent de cucurbitacés et autres choux pommelés, elle abuse. Oui, mais non! Parce qu’avec cette recette, Et toi, tu manges quoi? fait revenir un peu d’été sur les tables avec des ingrédients… qu’on trouve toute l’année… Elle est pas belle la vie?

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Enfin ça c’est un slogan marseillais alors que notre pissaladière - son vrai petit nom - vient de Nice, la grande voisine et surtout grande rivale. Au départ, notre copine qui fait partie de mes plats préférés (avec les rouleaux de printemps, le sandwich Reuben, le poulpe grillé et le couscous: des papilles sur chaque continent et les poignées d’amour seront bien gardées!) tire son nom d’une pâte d’anchois dont elle devrait normalement être toujours recouverte (le pissalat, donc). Aujourd’hui, on met plutôt des filets d’anchois (dessalés ou à l’huile) sur le dessus des oignons et le tour est joué. Côté olives, il y a débat: des bonnes vieilles noires toutes fripées ou des petites charnues, type Nyons. J’aime les deux (j’aime tout dans les olives de toutes façons, j’ai dû être grecque dans une vie précédente en fait. Genre Athéna quoi, tu vois) et te laisse le choix des armes. En plus de celui des larmes puisqu’il va falloir que tu te coltines l’épluchage de trois livres d’oignons… pour une seule tarte!

Et le Banon, kézako le Banon, tu demandes? Juste une merveille de fromage de chèvre dormant dans des feuilles de châtaigner, la plus petite AOC de France. Il pousse dans le pays de Giono, cet arrière-pays provençal à cheval entre Vaucluse et Alpes-de-Haute-Provence.

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Banon est un village fantastique, comme Viens ou Oppedette: un petit morceau du haut Luberon (non ya pas de é à Luberon ;) tellement beau et tellement loin de la gauche caviar et de ses faux intellos (on reconnaît les deux à leur pull rose noué sur les épaules #astuce) qu’on vous y emménera dès que les lavandes seront à nouveau hautes…

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Grâce à Linda, une New-Yorkaise devenue plus Française que toi et moi, qui gère un gîte fantastique entre oliviers, pins et troupeaux de chèvres, nous avons trouvé le paradis. On y vit de pissaladière, de grands saladiers de figues et de mûres, de Banon et de Rosé… du Luberon!

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LA RECETTE
Pour six personnes (douze yeux pleurant si tu t’y prends au dernier moment). Préparation: une heure, Cuisson: 45 mn + 25 mn.

INGREDIENTS
1,5 kilo d’oignons, 2 ou 3 gousses d’ail, deux petites branches de thym séché (ou deux pincées), 20 olives noires, 20 filets d’anchois, 600 gr de pâte à pain (que tu fais toi même ou, easy cheezy, tu commandes à ton boulanger chéri), huile d’olive, sel et poivre

Occupe toi de la pâte en premier. Si tu dois la faire mais même si tu utilises de la toute prête: écrase la sur le plan de travail et incorpore lui deux cuillères à soupe d’huile d’O. Laisse reposer une heure. Fais chauffer ton four à 230°c (th 7-8)


Pendant ce temps, épluche et émince les oignons très fin et fais les cuire tout tout doux avec l’ail, le thym, le sel (pas trop: les olives vont en apporter beaucoup) L’idéal c’est une poële en fonte: large et épaisse. Il faut qu’ils deviennent transparents et « compote au peu »Vue la dose, ça peut prendre entre 30, 45 mn voire une heure


Etale la pâte à pain sur une tôle ou la plaque du four. Etale les oignons en couche bien épaisse et pose les anchois dessus, en formant des croisillons et enfourne le tout pour une trentaine de minutes.

Quand tu sors ta pissaladière, tu débouches un côte du Luberon et tu disposes des olives entre les croisillons. Une salade verte, des herbes fraîches, c’est beau et c’est bon. 

 

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Cookies chocolat et pointe de sel

 

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Des cookies made in France???!!??? OuuuuuHhh…..provocatiiiiiiiiion!!! (pour ceux qui n'ont pas suivi...voir ici)

Ok tu es la boss incontestée du biscuit de noël mais « l’Américaine » ici, c’est moi non de Zeus !

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Alors accroche-toi bien à ta cuillère en bois parce que je viens de remettre la main sur LA recette, celle qui fait frémir Levain Bakery, Magnolia Bakery et consorts : The cookie battle in on Bab’ !

Il est de ces recettes que l‘on arrive jamais à publier. Non qu’elles soient particulièrement photogéniques mais le simple fait de se retourner pour attraper son appareil photo suffit  à d’affreux zozos pour vider le plateau et te laisser les miettes à immortaliser…Un peu court jeune fille pour justifier une frequence de recettes qui frise l’encéphalogramme plat? Fair enough. Alors trêve de verbiage et rentrons dans le vif du sujet. Pourquoidoncilestbonmoncookie ?

  • De la farine fluide pour un dessus croustillant et friable 
  • 500g de chocolat pour une douzaine de gâteaux (ah oui on rigole moins là)
  • Une cuisson juste à temps pour laisser le cœur moelleux
  • De la fleur de sel dessus pour affoler les papilles

Alors ??!! Tu agites ton torchon blanc ??

Essaye moi ça rapidos maestro et donne moi vite des nouvelles (il ne te reste que quelques jours pour remplir ton contrat partner!!!!)

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LA RECETTE (pour une douzaine de gros cookies)

Ingredients : 260g de farine fluide, 170g de farine tout usage, 1.5 paquet de levure chimique, 2 cuillères à café de sel fin, 300g de beurre doux mou, 400g de sucre, 2 cuillères à café d'extrait de vanille, 2 oeufs, 500g de chocolat lait ou noir, en pépites ou grossierement concassé, de la fleur de sel

  • Mélange les farines, la levure et le sel dans un saladier
  • Dans un autre récipient ou dans le bol d'un mixer, mélange le beurre (mou, sinon tu vas galérer) jusqu'a obtention d'une pommade (le mixer c'est mieux)
  • Ajoute les oeufs entiers, un par un, au mélange beurre-sucre
  • Ajoute la vanille et mélange a nouveau
  • Ajoute le mélange farine/levure/sel, d'un coup dans le mélange de beurre
  • Mélange jusqu'a ce que les ingrédients soient incorporés mais pas besoin de pétrir trop longtemps
  • Ajoute le chocolat et mélange a la cuillère en bois pour bien répartir les morceaux
  • Forme des petis tas de la taille d'une boule de glace sur une plaque allant au four
  • Laisse reposer au fridge quelques heures. C'est encore mieux si tu peux faire ces opérations la veille de la cuisson
  • Préchauffe ton four a 180 degres
  • Sépare les cookies en 2 fournees (ils vont un peu s'étaler). Parsème les cookies de fleur de sel et enfourne pendant 15min
  • A la sortie les gateaux seront encore tres tendres : décolle les délicatement avec une spatule (attention friables) et laisse les refroidir sur une grille (ex : la grille propre et froide de ton four)
  • Se conserve très bien, une fois bien froids, dans une boite en métal hermetique

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Galette des rois : Za best!

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Attention, attentiiiiion : message urgent

Hola Chica

On nous en rebat les oreilles matin et soir : c’est le bordel en France! Meme la galette n’y coupe pas. La galette quoi les gars! Moi qui me preparais a celebrer l’Epiphanie en France après 6 ans loin de toute galette d’origine controlee et a communier avec mes compatriotes autour d’un bon verre de cidre evente, je decouvre que le debat fait rage meme sur la date officielle du-dit evenement!

Alors cocotte de deux choses l’une :

  • Soit pour toi aussi c’est le 6 janvier et tu prevois de tortorer ta dose annuelle de frangipane le weekend prochain : cette recette tombe alors a pic (pour une fois!).
  • Soit comme l’affirme d’autres (ouich, j’ai de saines lectures!), c’est en fait le premier dimanche de janvier (hier quoi!): tu l’as dans le baba et tu attendras l’annee prochaine pour te lancer dans les experimentations ci-dessous proposees. 

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Te lancer oui car c’est une galette maison que je te propose la et que si tu as decide de te casser la nenette et de concurrencer le bon millier de boulangeries parisiennes, il n’y a pas d’alternative : C’est Pierre Herme et pis c’est toute!

Pourquoi c’est la meilleure alors? La crème patissiere et le sucre glace qui transforment une frangipane etouffe-chretien (un comble!) en coussin fondant et addictif. Du beurre sale (pardi!), une bonne lampee de rhum et beaucoup d’amour. That’s it bab' et c’est deja beaucoup. 

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Tu trouveras cette recette ailleurs sur la toile mais tu degoteras ici les astuces qui feront tes convives se rouler sous la table de plaisir (et pas que le plus jeune et meme avec un demi verre de cidre). 

Tu as tous les details la dedans. Si le montage demande un peu de concentration, le reste n’est pas aussi long que ca en as l’air et diantre, ca vaut drolement le coup.

PS : sit u n’as pas de feve, je te deconseille le playmobil de la louloute ca ne marche pas (teste). Un haricot sec ou une bonne fraise tagada feront l’affaire.

Good luck honey et by the way…je serai encore a Paris le weekend prochain…a bon entendeur…

Sophie, boulangere dans le 1ier. 

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LA RECETTE

Pour la crème patissiere (peut etre preparee la veille) : 125 ml de lait, 10 g de maïzena, 30 g de sucre en poudre, 1 jaune d'oeuf, 12 g de beurre SALE mou, 1 gousse de vanille.

  • Dans une casserole, mélange au fouet la maïzena avec la moitié du sucre et le lait. 
  • Fends la gousse de vanille, gratte l'intérieur avec un petit couteau. Ajoute le tout au mélange precedent et porte à ébullition tout en mélangeant en continu.
  • Dans une seconde casserole, hors du feu fouette le jaune d'oeuf avec le sucre restant.
  • Ajoute le contenu de la première casserole en continuant de mélanger avec le fouet.
  • Porte la crème obtenue à ébullition et la retirer du feu aussitôt après le premier bouillon.
  • Laisse legerement refroidir et ajoute le beurre au fouet.
  • Reserve le tout (si tu la prepares a l’avance, au fridge avec un film plastique a meme la crème pour eviter la formation d’une petite pellicule).

 

Pour la crème d’amande (peut-etre prepare la veille aussi) : 65 g de beurre SALE mou, 85 g de sucre glace, 100 g d'amandes en poudre, 5 g de maïzena (1 cuil. à café), 1 cuil. à soupe de rhum, 1 oeuf, la  crème pâtissière ci-dessus.

  • Mélange le sucre glace, la poudre d'amande et la maïzena.
  • Mets le beurre dans un saladier et le travaille avec une spatule afin qu'il s'assouplisse.
  • Ajouter ensuite le mélange précédent puis l'oeuf sans cesser de tourner avec la spatule. Verse ensuite le rhum et la crème pâtissière (sans la gousse de vanille).
  • OU : Met tout dans ton robot et sers toi un verre de cidre.

Pour monter la galette (a faire juste avant de la faire cuire) : 2 pâtes feuilletées du commerce ou environ 2*250g de pate feuilletee fraiche a commander la veille chez ton boulanger, 1 feve, 1 jaune d’oeuf et un peu de lait (pour dorer), 1 cuillere a soupe de sucre glace legerement dilue dans un peu d’eau (pour glacer).

  • Préchauffe le four à 180°C (th. 6).
  • Poser le premier disque de pâte feuilletée sur une feuille de papier sulfurisée (ou decoupe un disque de la taille d’un saladier renverse).
  • Répartis la crème d'amande  en faisant attention à laisser environ 2 cm sur le bord de la pâte pour la "soudure".
  • Ajoute la fève.
  • A l'aide d'un pinceau, mouille tout le tour de la pâte puis pose le deuxième disque de pâte en appuyant légèrement sur les bords pour bien sceller les 2 pâtes.
  • A l'aide d'un pinceau, étaler le jaune d'oeuf mélangé à un peu de lait sur le dessus de la galette.
  • Trace de jolis motifs avec le dos d’un couteau : ATTENTION a ne pas couper la pâte.
  • Fais cuire environ 20/25 mn. Quand c’est bien dore, c’est pret. N’hesite pas a changer l’orientation de la galette sit u vois que ca va un peu vite.
  • Laisse legerement refroidir et badigeonne gentillement du sucre glace dilue = glacage de reine.

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Chocolat et prâlin : les cookies de la win ! (ou «câlice de tabarnac de crisse, qu’c’est goûtu!»)

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Tout juste sortie de ton four (bien calé bien droit sur sa nouvelle étagère d’équerre...), une recette est souvent une histoire de chemins culinaires qui se croisent, de tambouille interne qui mitonne dans ta tête bref de melting pot(es) qui va bien. Dans le registre «cuisine sous influences», ces cookies se posent là, à mi-chemin entre le Canada et Paris, un truc à faire baver de concert bobos et orignaux. Tu prends une filleule voyageuse et cuisinière en herbe - qui, comme il se doit, te rapporte un… livre de cuisine de ses pérégrinations acadiennes – tu ajoutes une sœur shootée au prâliné alpin depuis plusieurs années (attends donc qu'elle te fasse goûter ses rochers en chocolat maison!) ainsi qu’une virée chez G.Detou (got it ?) l’antre parisienne des pâtissiers du dimanche (et du lundi aussi) et tu aboutis sur ce magnifique hybride dont il est imprudent de s’approcher le ventre vide au risque de le remplir d’un coup sans parvenir à s’arrêter (j’en ai connu des très très résistants - genre «nan mais merci vraiment sans façon, il faut que je perde mes poignées d’amour, t’es pas dingue trois petits points dans neuf mois c’est l’été quoi» - qui ont terminé la douzaine l’air de pas y toucher… Ils se reconnaîtront, je n’en dis pas plus…)

 

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Or donc, au départ, le secret de ces cookies, ce petit goût et cette texture dont tout le monde te demande l’origine, ce sont les flocons d’avoine. Qui, en plus de rendre la texture moelleuse, me réjouissent rien que par l’apparition de leur boîte binaire rouge et bleu avec la tête de Quaker dessus sur mon plan de travail qu’on dirait du Fisher Price… so many memories!

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Il y a aussi le mélange de deux chocolats, en pépites et/ou en «chunks», ces morceaux un peu carrés très gourmands (G. Detou toujours !) Et puis, sur un coup de tête un samedi matin où on était aidée par des petites mains sucrées de ta connaissance, on a négligemment jeté dedans du prâlin qui passait par là (je t’en parlerai sous peu…) Hop ! Ciboire de calvaire de bout d’bon dieu quelle découverte ! ça croque et ça fond en même temps, c’est gourmand gourmand gourmand! Alors voilà, c’est cadeau c’est pour toi… et pour tous les (é)lecteurs d’Et toi, tu manges quoi évidemment ! Merci d’avoir joué, maintenant dégustez!

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PS : Trempés dans un chocolat chaud une après-midi d’automne, c’est une tuerie de la muerte qui tue mais au petit déj tu pourras toujours plaider que «mais euh c’est des céréales euh»

PPS : La base de cette recette est donc tirée du livre «Souvenirs, Revisiter nos traditions» (sic) de Louis-François Marcotte, une sorte de mix canadien entre Cyril Lignac et Jamie Oliver mâtiné de Roch Voisine (tu vois l’tableau là ?). Pas de quoi monter au cocotier cuisinier sur le fond, mais sur la forme, comme je sais que tu es une inconditionnelle de la lingae québécae, tu vas te régaler… (bon et puis il est pas désagréable à regarder le gars Louis-François. That is si on aime le joueur de hockey mal rasé…)

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LA RECETTE

Super easy, fingers in the nose surtout si tu as pour assistant un petit marmiton de sept ans mais aussi un bon gros robot, aka Werther dans la cuisine du boulevard Leblack. Trouver les ingrédients peut s’avérer délicat mais y’a moyen de s’en tirer avec quelques trucs et astuces, que je vais te donner t’inquiète - Pour deux douzaines de cookies pas grands mais bien replets - C’est prêt en 10 mn, cuit en 10 mn !

 

 

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Ingrédients : 90 gr de vergeoise brune (de la cassonade ou du sucre roux fera l’affaire), 150 gr de beurre salé avec des grains de sel dedans (mais une beurre «lisse» marche nickel), un œuf, 100 gr de farine, 200 gr de flocons d’avoine, 100 gr de chocolat noir (en chunks, pépites ou une tablette concassée en morceaux), 100 gr de chocolat au lait (même peine même punition que pour le noir mais ce qui est bien c’est que les deux chocolats n’aient pas les mêmes format) et 100 gr de prâlin (là, c’est plus délicat à substituer mais 1) Vahiné en fait 2) tu peux mettre des noisettes concassées à la place en cas d’extrême urgent besoin de cookies sans attendre la prochaine virée chez G Detou)

 

Tu préchauffes ton four à 180°c. Dans le grand bol du robot, tu bats beurre et sucre ensemble jusqu’à ce qu’ils fassent crème.

Tu ajoutes l’œuf, tu bats again. Viennent ensuite les ingrédients secs, un coup de batteur, puis les chocolats et le prâlin et voilàààààààààà... Il ne te reste plus qu’à cuire ces petites merveilles caloriques pendant 12 mn sur une grande tôle recouverte de papier d’alu.

Si tu as bossé avec du beurre froid, ils vont bien se tenir et ne pas s’étaler. Prends l’équivalent en pâte d’une grosse cuillère à café et donne-lui une forme un peu présentable en l’arrondissant rapidos pour ne pas réchauffer le beurre (a priori, ces cookies ne bougent pas d’un poil à la cuisson donc si tu les recoiffes pas un tout petit peu, ils ont des têtes bizingues à souhait !)

 

 

 

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Le sorbet Violaine – Des fraises, des amis et des fraises

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Ouai ouai je sais… Des lustres que je te crie que j’aime PAS le rose (encore plus depuis que je feuillette, ébahie, les catalogues ultra-gender pour tous petits mais c’est autre chose, je te l’accorde, passons…) Donc c’est un «ouai ouai MAIS». Car quand il s’agit de concocter un sorbet à la fraise aussi incroyablement bon que fantastiquement simple - sans sorbetière (autant te dire que ça fait une énoooorme différence : il n’y aura plus la queue devant le congélo au lac en attendant le chargement des accus ;-) - je sais mettre mon Pantone et mes convictions picturales au frigo… Je te présente la vedette estivale de nos dîners parisiens, une petite merveille de simplicité certes mais qui mérite qu’on lui offre les meilleures baies rouges. Et là, y’a du nouveau sur les étals figure-toi.

Je ne te ferai pas l’affront de te rappeler les garriguette : elles sont partout, des menus de bistrot aux cagettes de primeurs bobos qui refusent tout ce qui vient d’Espagne (et qui n’a strictement aucun goût : stay away dear !) Sauf, sauf, sauf qu’elle est en train d’être détrônée la poulette garriguette car voici que se profilent la ciflorette (plus sucrée), la cléry (plus grosse et plus ronde) et la mara des bois (un chef d’œuvre de marketing vert puisque cette variété inventée dans les années 90 - la garriguette est née vingt ans plus tôt - pousse évidemment comme les autres dans des potagers, loin des cimes des futaies et de ses lointaines petites cousines sauvages …). Ce printemps, j’ai aussi croisé des Annabelle (mais oui !) et des Charlotte boulevard Leblack…

 

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Devant tout ce choix, j’ai décidé de m’en remettre… au hasard ! Des mois qu’il faut que je te parle de notre nouveau dealer: Potager City (clique là). Une Amap mais pas vraiment, un site internet mais pas seulement, une autre agriculture (et une autre consommation) assurément. Bref, un vrai bon filon (merci Anna !): tu commandes sur le web une «Box» qui change toutes les semaines: contenu garanti bio ou agriculture raisonnée, cultivé le plus proche possible du lieu de commande et deux jours plus tard tu es livrée dans un magasin-relais de ton choix. Tada! Un rêve de (beautiful) parisian working people!  Autant te dire qu’on s’est fait des ventrées grâce aux Figues Box cet automne, que la Fraîcheur Box nous ravit tous les mercredis soirs (t’as jamais mangé des rougette pareil, c’est juste impossibeul) et que depuis un mois, nous attendons la Fraises Box comme François attend l’inversion de la courbe… Sauf que nous, et ben, elle arrive sans faute jusqu’à la cuisine la Box… On dit ça, on dit rien hein…

ETTMQ fraises retouché

Pour mon nouveau dessert préféré, c’est donc souvent des « rondes sucrées»  (dixit le bon de livraison) que je mixe et glace sans connaître leur pedigree : il me suffit d’ouvrir le carton et de humer pour savoir que c’est d’la bonne ! Après, le seul problème, vu la facilité de la recette, c’est de ne pas en faire des litres et des litres et des litres au risque de faire péter les plombs de ton tout nouveau frigo! Après, rien ne t’empêche d’emballer de frais tes petits pots de douceur, de jouer les chaperons roses et de filer en Touraine pour fêter Violaine! 

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Allez hop, on prend le frais et on se fait du bien…

 

LA RECETTE 

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Pour quatre personnes (si tu arrives à ne pas finir le demi-litre avant)  - Une vingtaine de minutes de préparation et 12 heures de congélation (c’est la partie la plus dure de la recette: attendre que ce soit prêt…)

Ingrédients : 500 grammes de fraises, 175 grammes de sucre en poudre, un blanc d’œuf et le jus d’un citron. Et BASTA !

Sans manger la moitié de la barquette, tu passes rapidos (et tu sèches avec un sopalin) les fraises sous un filet d’eau froide, tu les équeutes et tu les coupes en morceaux dans soit un saladier soit le bol de Bob le Robot (qui s’appelle Werther ici mais c’est pareil)

Tu ajoutes le sucre, le blanc d’oeuf et le jus de citron. Et tu mixes, tu mixes, tu mixes. Pendant au moins cinq minutes (attention, je te voaaa : « ouai elle dit cinq mais deux ça ira bien hein… », ben non en fait parce qu’il faut obtenir une purée hyper onctueuse sans morceau. Toc)

Ensuite, tu changes d’appareil et tu bats le mélange au fouet électrique pendant encore cinq bonnes minutes (on veut faire mousser le blanc d’œuf, got it ? C’est ce qui va donner sa texture au sorbet… #astuce)

Et puis voilà, c’est terminé: over easy! Tu dispatches cette préparation dans des petits ramequins individuels, dans un moule à manqué ou un pot de 500 ml, tu places le tout au congélo et tu les sors douze heures plus tard. Tu peux pousser le vice en servant une salade de fraises à côté ou un coulis minute (100 grammes de fraises, 50 grammes de sucre dans une casserole, dix minutes de petits bouillons et un coup de mixer et voilà).

Depuis qu’un basilic crèche sur mon balcon (entre autres sources de verdure), j’ai tenté un fraises-basilic : not bad ! Fraises-menthe très bien aussi, en attendant de tester avec d’autres fruits. Stay tuned !

 

 

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Des keftas comme là-bas: l’amour est dans le mezze !

Habibi,

 

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Il y a deux sortes de cadeaux de noël. Ceux que tu dévores tanqué dans un canapé moelleux l’après-midi du 25 décembre et ceux… qui te font prendre des kilos au fil de l’année qui suit! «Jerusalem» fait partie de la deuxième catégorie, vois-tu... Un hymne à la cohabitation… par l’assiette, un livre de recettes et de tolérance (c’est tout nous ça non ?)

 

 

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Ou comment deux chefs internationaux, Yotam Ottolenghi et Sami Tamimi – le premier israélien, le second palestinien – racontent (entre autres) la bataille du houmous pour conclure qu’en fait c’est un plat universel partagé par les deux camps et aussi bon à l’Est qu’à l’Ouest de la ville… (Et dieu sait si toi et moi on en connaît un rayon (de Fairway) sur le houmous !)

«Les saveurs et les odeurs de cette ville constituent notre langue maternelle», écrivent-ils en introduction à ce livre magnifique qui déborde de photos de cette capitale partagée et de ses habitants cosmopolites.

Leurs cuisines sont empreintes d’un récit historique et familial mêlé de pickles venus de l’Europe de l’est avec les vagues de premiers immigrants à l’huile d’olive, or liquide ancestral du Moyen-Orient. Mais «tout le monde - absolument tout le monde -  utilise des concombres et des tomates pour préparer une salade. Arabe ou israélienne, c’est selon», sourient les deux auteurs (entre deux rangées de scones, y’a de la salade de tomates et concombres au StarB ? mmmm, j’en doute hein !)

Depuis cet hiver, j’arpente donc les rues de Jerusalem par procuration bien au chaud dans ma cuisine perchée sur le boulevard Leblack. D’un risotto d’orge à la feta marinée (no picture: dévoré trop vite, sorry angel!) à la Mejadra, un mélange de riz et de lentilles qui est devenu un must quasi-hebdomadaire de ce côté-ci du XIe arrondissement. Y’a même l’histoire du zataar, ce mélange d’herbes enchanteur, et la recette du tahina donc bon…

 

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Et puis il y a quelques semaines, j’ai fourré mon nez dans les pages viandes: fatale erreur! Je te passe le poulet rôti à l’artichaut et au citron confit pour aller direct au truc qui te fera jurer en esperanto mazel tov, mabrouk et tout le toutim: les boulettes d’agneau parfumées, keftas b’siniyah de leur petit nom d’origine. Une tuerie d’là bas dis, ultra-simple à réaliser à la (toute petite mini itsy bikini) condition d’avoir les ingrédients des autochtones sous la main. Ce qui, en vrai, n’est ni un problème dans ta melting pot city ni dans la mienne quand on cherche un peu du côté des quartiers juifs du IVe ou turcs du Xe. Viens, habibi, j’emmène tes papilles en vacances!

 

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LA RECETTE

Pour une trentaine de petites boulettes oblongues, gros repas pour quatre, plus digne pour six voire huit vu les zakouskis qui vont avec… Préparation : 45 minutes (hors zakouskis) Repos : au moins six heures. Cuisson : dix minutes par fournée

Ingrédients : 400gr d’agneau haché, 400gr de veau haché, un petit oignon émincé très finement, deux gousses d’ail écrasées, 50gr de pignons de pin torréfiés, 30gr de persil ciselé, un petit piment rouge émincé petit petit petit.

Epices : 2 cuillères à café de cannelle, deux de quatre-épices, une demi-cuillère de noix de muscade, une demi de cumin, une demi de sel de céleri et une demi de sel normal. Du poivre.    

Sauce : 150gr de tahina (la pâte de sésame qui ressemble à du miel : ‘tention, c’est glissant comme tout cette saleté et il n’est pas rare de voir atterrir la moitié du pot par terre… voir sur tes Stan Smith en nubuck neuves de la muerte qui tue…), 4 cuillères à soupe de jus de citron (je prends des petites bouteilles de jus déjà pressé qui ressemble aux citrons glacés des restoroutes quand on avait 10 ans…), une bonne gousse d’ail écrasée, du sel et 12cl d’eau.

  • Dans un grand saladier, mélange tous les ingrédients des boulettes, épices compris. Tu malaxes bien avec les doigts
  • Tu formes des sortes de petits obus avec tes mains, en faisant bien sortir l’air et en serrant assez fort pour que les boulettes se délitent pas à la cuisson. Si t’as un doute sur le salage, fais griller le contenu d’une demi-cuillère dans une petite poële pour tester et réajuster.
  • Tu mets tout ça au fridge pendant une partie de la journée, voire la nuit, le tout bien emballé dans du film.
  • Quand tu t’apprêtes à déguster, tu commences par la sauce : mélange le tahin, le citron, l’ail et le sel au fouet. Puis ajoute l’eau petit à petit jusqu’à obtenir un liquide blanc cassé un peu épais (comme du miel un peu trop liquide, tu m’suis). Fais chauffer ton four à 200°c et prépare un grand plat plat (ouarf)
  • Dans une grande poële (en vrai j’utilise mon wok), fais chauffer deux cuillères d’huile de tournesol et saisis les keftas à vif, genre cinq minutes de chaque côté. Si t’as un doute sur la cuisson trop rosée, tu décapites un de tes missiles et tu ajustes. Comme ils vont passer au four quelques minutes, je les fais juste rosés moelleux et hop ! Range les fournées dans le plat au fur et à mesure. Quand cette partie de la cuisson est terminée, le plat peut attendre l’heure du déj. Au dernier moment, tu verses la crème de tahin dessus, sprinkle quelques pignons et des feuilles de persil ciselé, tu enfournes quelques minutes pour réchauffer et le tour est joué !  

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Après, c’est atelier libre pour accompagner ces petites merveilles et te faire le mezze du siècle… Du blé concassé (ou du riz si tu veux faire moins turc), du yahourt aigre (mélange un yahourt grec, le jus d’un demi citron, sel et poivre), de la salade de pois chiche au zataar (au départ de l’hysope séché, désormais un mélange thym, romarin et sumac très prisé des libanais sur leur fromage labneh), salade de tomates, concombres et radis (en saison), des sucrines ciselées, du persil frais, des pains pitas et des énooooooormes olives (des kalamata ou des volos : celles du petit magasin crétois rue oberkampf sont à se damner!)  

PS: Les plats sont copyright Adonde, ancienne et nouvelle collections. A découvrir là...)

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Et toi, tu dévores quoi ? 

Bonus track: les "Chroniques de Jerusalem" de l'excellent Guy Delisle, à savourer... 

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Scones: Sunday style breakfast

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Chère Laure

Il n’est pas culinairement correc’ de dire du bien Starbuck dans un blog de recettes top moumoute (quoi ? sciiiuuuze me it is). Mais voilà, faut que j'te dise...ouich, j’ aime les pâtisseries trop sucrées, trop grasses, pas maison et pas bio du tout du StarB. Ouich.

J’aimais devrais-je dire... car figure toi qu’il y a quelques mois, StarB a racheté la «Boulange», une chaine de pâtisseries françaises de Californie (tu suis?). Pour donner un petit coup de chic a son offre et se demarquer des autres chaines qui gagnent du terrain sur le marché café à emporter (McDo, Dunkin Donuts en autres), voilà-t-y pas qu’ils nous ont remplacé leurs muffins, scones et autres parts de coffee cakes décadents par des croissants, pains au chocolat et quatre quarts!

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Ah non, mais non les gars, faut pas faire des trucs comme ça là!!!???!!

StarB, c’est l’Amérique les cocos et beignets aux pommes et autre croissants aux amandes n’ont rien à faire là boudiou. StarB c’est le demi litre de cawa bouillant qui, tous les matins, te décolle sys-te-ma-ti-que-ment la peau du palais. StarB, c’est la poésie du mec devant toi qui, sans bégayer, commande un « Double Ristretto Venti Nonfat Organic Extra Hot with Foam and Whipped Cream»  eeeeet pour patienter, LA vitrine des pâtisseries Made in US, celles qui collent au palais avec les calories écrites dessus. Et pis c’est toute’.

Je ne doute pas, qu’à la lecture de ce post, les têtes pensantes de StarB reviendront à la raison et auront vite fait de remettre ces gourmandises à la carte. Ok mais en attendant, je fais comment pour les scones du dimanche matin ??  Bah je m’y colle…et c’est pas mal non plus...et en plus ca ne prend presque pas plus de temps que de descendre au cafe du coin de la rue!

Et toi, tu emiettes quoi sur ton Sunday Style?

Sophie, definitivement l’amie du petit déjeuner.

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LA RECETTE

Pour 6 scones (costauds): Super easy - Prep: 10 min chrono - Cuisson: 16/18 min

Ingredients: 200ml de creme liquide, 1 oeuf, 1/2 cuillere a cafe d'extrait de vanille, 250g de farine, 50g de sucre en poudre, 2 cuillere a cafe de levure, 2 bonnes pincees de sel, 100g de beurre non sale, une belle poignee de raisins secs (ou autres fruits secs qui trainent dans ton placard, amandes, noisettes ou pourquoi pas pepites de chocolat!).

Pour faire dorer les scones: 2 cuilleres a soupe de creme liquide, 1 bonne cuillere a soupe de sucre en poudre.

  • Prechauffe le four a 200 degres.
  • Melange l'oeuf, la creme et l'extrait de vanille dans un bol.
  • Dans un grand saladier, melange la farine, sucre, levure et sel.
  • Coupe le beurre en petits morceaux et ajoute le au melange de farine.
  • Ecrase le beurre dans la farine en utilsant le bout de tes petits doigts. Tu dois obtenir une sorte de sable grossier. Pas grave s'il reste quelques petits bouts de beurre mal ecrase. C'est plutot relaxant comme activite mais on ne s'endort pas et on essaye de faire ca fissa. Si tu veux obtenir un scone bien friable il faut essayer de tripoter la pate le moins possible.
  • Ajoute le melange de creme/oeuf et les raisins secs au melange precedent.
  • A l'aide d'une fourchette (c'est un peu collant donc si tu y mets tes mains tu ne les reverras peut-etre pas), melange un bon coup, juste de quoi obtenir une pate homogene. J'ai dit don't go crazy sur le tripotage!
  • Farine legerement le plan de travail. Place la pate au centre et forme un petit pate circulaire de 15,52 cm de diametre (ah t'aurais vu ta tete...t'as pas d'humour le dimanche matin toi! Environ 15cm quoi!).
  • Avec le beau couteau que je t'ai offert, coupe en 6 parts, comme si tu coupais un gateau.
  • Place les scones sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurise ou alu. 
  • Badigeonne les avec la creme restante (pinceau, sopalin trempe dedans ou tes doigts feront l'affaire) et parseme de sucre en poudre.
  • Laisse cuire 16/18 min jusqu'a obtention d'une belle couleur doree.

C'est meilleur frais alors pas la peine d'en laisser pour demain!

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Petits pots de crème aux graines de chia : Superfood ?

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Hello

Alors moi, Sophie, Upper West Side NY, quand je vais au pilates le weekend, dans mon collant Lululemon, pieds nus dans mes Uggs, j’aime bien avoir quelques minutes avant le début du cours pour finir mon latte et croquer dans les barres de céréales aux chia seeds (graines de chia) en vente au comptoir du studio........... KUUUUUA ??? Tu co-nnais-pas- les-chia-seeeeeeds (très aigu)? Mais enfin c’est l’année de la chia seed chérie. Ma pov’, c’que tu dois avoir mauvaise mine.

Les graines de chia ma belle c’est ce qu’il te faut pour sortir en beauté et en forme de l’hiver qui n’en finit pas (enfin de ce cote de l’Atlantique - voir photos plus loin si tu'm'crois pas). Je résume :

  • NON, la graine de chia n’est pas une nouvelle pilule pour faire aller (je préfère éloigner de suite les blagues cracra sur le précieux objet de mon exposé).
  • Bourrée d’oméga 3 : pour avoir le poil soyeux sans sentir la sardine ou le maquereau
  • Très riche en fibre (donc ne se consomme pas par saladier sinon…ouich, ça fait aller !!!)
  • Pratiquement pas de calories
  • Peut absorber jusqu'à 10 fois son volume de liquide (ouais ça va, j’en connais d’autres). Résultat : moins de petits creux, ce qui en fait le chouchou des régimes,
  • ET, d’utilisation enfantine, tu ajoutes un liquide (lait de vache, de coco, d’amande, yaourt…), tu touilles tu touilles, tu laisses reposer et voilà. Pas de cuisson, tu peux meme le preparer au bureau tiens !

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J'me suis fait carjacker mon "studio" photo!

J'me suis fait carjacker mon studio photo!!

Alors exit la graine de lin (oh my god sooooo last year), les kales et que sais-je encore. Cette année, c’est chia dans les smoothies, les pancakes, les gaufres, chia moulue, chia en barre, bref chia partout (j’avais dit pas de blague).

Marketing ? Ca vo po ta tête ? Il parait que même les incas, ils en avaient plein coincées entre les dents (ah oui c’est un problème ca).

Bon, l’autre hic, c’est que certains sont un peu dubitatifs sur sa texture. Je dirais, un mix entre le tapioca et une graine de pavot (des petites boules toutes douces, légèrement gélatineuses avec un minuscule cœur croquant….euh un très petit petit œil quoi!).

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Oh ca va t'es sensible, reste la et goute moi ça, c’est bon pour c’que t’as, c’est facile et rapide à préparer, parfait pour un petit dej' plein de bonnes choses, c’est rigolo, ça change et c’est sooooo New York bab’.

Et toi, tu manges quoi pour avoir la frite sans ressembler à une patate ???

Love from the cold.

Sophie

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LA RECETTE

Pour 3/4 pots de cremes : Prep : 5 min – Repos : Min 4 heures – Difficulte : Euuuuh plus facile, c’est pas possible.

Ingrédients :  250 ml de lait (ou lait de coco, amande...), 2 cuillères à soupe de miel (ou sirop d’érable), 3 cuilleres a soupe (environ 30-35g) de graines de chia. Ca c'est la base que tu peux agrementer comme bon te semble, zeste de citron, extrait de vanille ou pourquoi pas poudre de cacao. Ajoute ensuite quelques toppings, ici amandes concassées et framboises (c'est-à-dire ce qui était dispo dans le frigo).

Dans un récipient qui ferme (genre grand bocal, tuppeware, pot de fromage blanc vide...), mélange le lait et le miel, les graines et le zest ou la vanille.

  • Ferme (fais pas l’œuf, n’oublie pas de fermer).
  • Shake it, shake it.
  • Laisse reposer au minimum 4 heures dans le fridge ou toute la nuit. Si t’es dans les parages, remue le bazar de temps en temps pour que le mélange soit plus homogène.
  • Avant de servir, ajoute un peu de lait, touille un bon coup et ajuste en sucre a ton gout. Sers avec un peu plus de sirop, des fruits, des noix, un coulis……
  • Go, go sparkle in Paris streets……

Love. 

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2014-02-24

 

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Tortilla soup - J'veuuuuuux du soleil!

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Hola mujer!

Hiver Historique, records de froid, 3 semaines de neige d’affilée. Toi qui déteste le printemps et adore les saisons bien tranchées, tu adorerais ce début d’annee 2014 à New York. Seulement j’te le dis tout net bab’, au bout de 2 mois, tu troquerais volontiers tes Uggs (en version imperméabilisée cette année….aaaaah bonheur intense), Canada Goose et autre cache-oreilles contre une bonne paire d’Havaianas. Nope qu’ils répondent a la météo, il faudra probablement patienter jusqu’au mois d’avril. Aaaaarrrrhhhh, j’veux du soleil, j’veux du soleil, j’veeeeeeuuuuux duuuu soleeiiiil.

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Ayant déjà grillé mon maigre quota de congés payés, j’ai bien pensé à me ruer sur un pichet de mojito ce qui n’est pas forcément la meilleure solution : ça te donne un bon petit coup de chaud mais après, c’est dans ta tête et tout le weekend qu’elles raisonnent les maracas. J’ai donc trouvé refuge dans la cuisine…pour changer.

Depuis le Super Bowl (haute saison de la cuisine tex-mex, viande hachée et fromage à gogo…promis, un jour je posterai une de ces aberrations caloriques), mes amis du Fairway, nous proposent un tas de piments plus beaux les uns que les autres : Habanero, poblano, japapeno, anaheim, hungarian… you name it ! Tant et si bien qu’incapable de retenir leurs noms et leur capacité a me donner le hoquet, j’ai pris l’habitude de ne les choisir que par leur couleur, leur forme et leur brillant…la roulette russe quoi.

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Les américains en sont dingos et il n’est pas rare que je reparte du rayon avec une recette sous le bras…et 10 mins de retard tant il est difficile de les arrêter une fois lances sur la meilleure façon de consommer leur « favorite ».

Moi qui ne suis pas une grande fan de ce que j’ai toujours considéré (à tort probablement, no offense my friends) comme du pousse Margarita, je dois dire qu’il est certaines saveurs typiques de la cuisine mexicaine qui me titillent les papilles et auxquelles j’ai du mal à résister : le petit gout de reviens-y de la farine de maïs, le fumé des chipotes (voir ici) et la coriandre qui m’envoie direct en vacances.

Tu mets tout ça dans une soupe et tu obtiens un véritable life saver, à servir en entrée ou pour un diner léger. Le mélange est détonnant et passée la surprise de la première cuillère, cette soupe est un véritable voyage au soleil à elle toute seule, chaleur et couleurs garanties (je parle du plat, pas de la tête de tes convives…by the way, s’ils deviennent trop rouges, ouvre la fenêtre et appelle le 911, c’est que tu as eu la main un peu lourde sur le jalapeno).

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Au loin, les chasse-neige raclent les avenues et les pèles gratouillent les trottoirs mais mouuuua j’m’en fous car chez moi ça fait ding ding dingue ding ding ding comme une samba (quoica la samba c’est pas mexicain….pfff t’y connais vraiment rien !).

PS 1 : Purée de purée, est-ce que tu savais que les chasse-neige de NYC étaient en fait des camions poubelles kités pour l’occasion. C’est moche de m’avoir caché ca pendant 6 ans les gars !

PS 2 : Bien sûr, comme d’habitude quand il s’agit de pimiento amigo, si t’es un chicken (aka : une mauviette), tu y vas mollo  au départ et tu augmentes la dose doucement.

Et toi, tu manges quoi quand il fait froid ?

Besos. Sophie

 2014-02-15

LA RECETTE – (Pour 6 entrées, 4 en plat principaux)

Ingredients: 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, 1 oignon, 3 gousses d’ail, 2 piments jalapeno frais, 2 cuillères à café de paprika fume, 1kg de tomates, 1 cuillère à soupe de ketchup, 1.5L de bouillon de poule, 2 cuillères d’huile végétale, 6 tortillas de maïs, 30g de beurre, 1 demi poulet rôti effiloche, cottage cheese (de la crème fraiche c’est bon aussi), quelques brins de coriandre frais, sel, avocat (si tu n’es pas mariée avec un allergique), une pincée de piment d’Espelette.

  • Pèle et émince l’oignon. Pèle et écrase les gousses d’ail. Epépine le piment (voir précaution d’usage ici).
  • Dans une marmite, fais chauffer l’huile. Fais revenir l’oignon, l’ail, le piment et le paprika pendant 5/10 minutes avec une bonne pincée de sel.
  • Coupe grossièrement les tomates et ajoute-les dans la marmite. Ajoute le ketchup et le bouillon.
  • Porte à ébullition. Couvre et laisse mijoter pendant environ 30 minutes.
  • Pendant ce temps, coupe les tortillas en fines lanières.
  • Fais chauffer 2 cuillères d’huile végétale dans une grande poêle. Ajoute les lanières de tortillas et laisse colorer pendant 2/3 minutes.
  • Egoutte sur du papier absorbant et sale.
  • Quand la soupe est cuite, ajoute le beurre et mixe la. Ajoute le poulet émietté dans la soupe mixee et laisse réchauffer le tout quelques minutes.
  • Goutte (ah ça a du caractère hein ?) et ajuste l’assaisonnement en sel.
  • Sers la soupe bien chaude en plaçant la garniture de poulet au centre, repartis un peu de cottage, quelques lanières de tortilla et quelques brins de coriandre. Tu peux aussi ajouter quelques tranches fines d’avocat pour atténuer el fuego del piiiimiento). Parsemé d’une pincée de piment d’Espelette (optionnel, pour la touche finale).

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