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Tout juste sortie de ton four (bien calé bien droit sur sa nouvelle étagère d’équerre...), une recette est souvent une histoire de chemins culinaires qui se croisent, de tambouille interne qui mitonne dans ta tête bref de melting pot(es) qui va bien. Dans le registre «cuisine sous influences», ces cookies se posent là, à mi-chemin entre le Canada et Paris, un truc à faire baver de concert bobos et orignaux. Tu prends une filleule voyageuse et cuisinière en herbe - qui, comme il se doit, te rapporte un… livre de cuisine de ses pérégrinations acadiennes – tu ajoutes une sœur shootée au prâliné alpin depuis plusieurs années (attends donc qu'elle te fasse goûter ses rochers en chocolat maison!) ainsi qu’une virée chez G.Detou (got it ?) l’antre parisienne des pâtissiers du dimanche (et du lundi aussi) et tu aboutis sur ce magnifique hybride dont il est imprudent de s’approcher le ventre vide au risque de le remplir d’un coup sans parvenir à s’arrêter (j’en ai connu des très très résistants - genre «nan mais merci vraiment sans façon, il faut que je perde mes poignées d’amour, t’es pas dingue trois petits points dans neuf mois c’est l’été quoi» - qui ont terminé la douzaine l’air de pas y toucher… Ils se reconnaîtront, je n’en dis pas plus…)

 

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Or donc, au départ, le secret de ces cookies, ce petit goût et cette texture dont tout le monde te demande l’origine, ce sont les flocons d’avoine. Qui, en plus de rendre la texture moelleuse, me réjouissent rien que par l’apparition de leur boîte binaire rouge et bleu avec la tête de Quaker dessus sur mon plan de travail qu’on dirait du Fisher Price… so many memories!

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Il y a aussi le mélange de deux chocolats, en pépites et/ou en «chunks», ces morceaux un peu carrés très gourmands (G. Detou toujours !) Et puis, sur un coup de tête un samedi matin où on était aidée par des petites mains sucrées de ta connaissance, on a négligemment jeté dedans du prâlin qui passait par là (je t’en parlerai sous peu…) Hop ! Ciboire de calvaire de bout d’bon dieu quelle découverte ! ça croque et ça fond en même temps, c’est gourmand gourmand gourmand! Alors voilà, c’est cadeau c’est pour toi… et pour tous les (é)lecteurs d’Et toi, tu manges quoi évidemment ! Merci d’avoir joué, maintenant dégustez!

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PS : Trempés dans un chocolat chaud une après-midi d’automne, c’est une tuerie de la muerte qui tue mais au petit déj tu pourras toujours plaider que «mais euh c’est des céréales euh»

PPS : La base de cette recette est donc tirée du livre «Souvenirs, Revisiter nos traditions» (sic) de Louis-François Marcotte, une sorte de mix canadien entre Cyril Lignac et Jamie Oliver mâtiné de Roch Voisine (tu vois l’tableau là ?). Pas de quoi monter au cocotier cuisinier sur le fond, mais sur la forme, comme je sais que tu es une inconditionnelle de la lingae québécae, tu vas te régaler… (bon et puis il est pas désagréable à regarder le gars Louis-François. That is si on aime le joueur de hockey mal rasé…)

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LA RECETTE

Super easy, fingers in the nose surtout si tu as pour assistant un petit marmiton de sept ans mais aussi un bon gros robot, aka Werther dans la cuisine du boulevard Leblack. Trouver les ingrédients peut s’avérer délicat mais y’a moyen de s’en tirer avec quelques trucs et astuces, que je vais te donner t’inquiète - Pour deux douzaines de cookies pas grands mais bien replets - C’est prêt en 10 mn, cuit en 10 mn !

 

 

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Ingrédients : 90 gr de vergeoise brune (de la cassonade ou du sucre roux fera l’affaire), 150 gr de beurre salé avec des grains de sel dedans (mais une beurre «lisse» marche nickel), un œuf, 100 gr de farine, 200 gr de flocons d’avoine, 100 gr de chocolat noir (en chunks, pépites ou une tablette concassée en morceaux), 100 gr de chocolat au lait (même peine même punition que pour le noir mais ce qui est bien c’est que les deux chocolats n’aient pas les mêmes format) et 100 gr de prâlin (là, c’est plus délicat à substituer mais 1) Vahiné en fait 2) tu peux mettre des noisettes concassées à la place en cas d’extrême urgent besoin de cookies sans attendre la prochaine virée chez G Detou)

 

Tu préchauffes ton four à 180°c. Dans le grand bol du robot, tu bats beurre et sucre ensemble jusqu’à ce qu’ils fassent crème.

Tu ajoutes l’œuf, tu bats again. Viennent ensuite les ingrédients secs, un coup de batteur, puis les chocolats et le prâlin et voilàààààààààà... Il ne te reste plus qu’à cuire ces petites merveilles caloriques pendant 12 mn sur une grande tôle recouverte de papier d’alu.

Si tu as bossé avec du beurre froid, ils vont bien se tenir et ne pas s’étaler. Prends l’équivalent en pâte d’une grosse cuillère à café et donne-lui une forme un peu présentable en l’arrondissant rapidos pour ne pas réchauffer le beurre (a priori, ces cookies ne bougent pas d’un poil à la cuisson donc si tu les recoiffes pas un tout petit peu, ils ont des têtes bizingues à souhait !)