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LaureParisID2Tss tss tss, je sais ce que tu vas dire : « la Parisienne qui me fait la leçon de brownies, c’est vraiment l’hôpital de Belleville qui se fout de la charité de l’Upper West Side »… ouai, bon, t’aurais pas totalement tort… Mais en même temps, je ne voyais absolument aucune bonne raison de priver nos fans de cette recette simplissimissime qui se fait en deux temps trois mouvements et qui déchire grave sa race (je suis devenue bilingue en français de l’équipe de France moi madame…)

Bref, t’as déjà vu quelqu’un refuser un morceau de gâteau au chocolat un jour ?  Non ! Surtout que ceux-là, on les coupe en petits carrés qui ont l’air inoffensifs et bim, tu manges tout le stock sans même y réfléchir. Les remords, c’est pour après la lecture de la recette, quand tu réalises que pour être bon, un gâteau est (forcément) riche. Ce qui n’est pas (forcément) vrai de l’homme (!)

Les brownies-blondies débordent donc de chocolat, beurre et autre poudre de noisettes mais là où ils se posent en vrai danger public pour les gourmands c’est leur topping. Un peu comme dans tes désormais cultes muffins à la framboise, c’est la touche qui tue. Et c’est là qu’ils blondissent nos petits gâteaux bruns : des petites de chocolat blanc, des noisettes un peu pilées, des amandes effilées, des morceaux de nougatine concassée. Il faut être généreux, c’est toujours mieux…

brownies

La recette

Pour une trentaine de petits brownies-blondies - Plus facile tu meurs (il faut juste supporter d’allumer le four en plein été, ce qui n’est pas gagné malgré tes ricanements sur la chaleur parisienne) – 10 mn de préparation, 20 mn de cuisson

Gâteau : 160 gr de chocolat de couverture (ce qui veut dire chocolat à cuire de professionnel en langage normal. On le trouve dans toutes les épiceries fines) à 70% de cacao (une bonne vieille tablette de Nestlé Dessert fera un remplaçant honnête mais le goût en chocolat sera moins puissant), 110 gr de beurre salé, 120 gr de cassonade/vergeoise/sucre roux, 50 gr de farine, 70 gr de poudre de noisettes, trois œufs.

Topping : une poignée de pépites de chocolat et/ou d’amandes, de noisettes concassées, de nougatine, de noix de coco (tout ce qui est blanc ou approchant)

Tu préchauffes le four à 160°C. Jusqu’ici tout va bien. Tu ouvres le frigo et tu te décapsules un Perrier citron vert : ça va encore mieux.

Dans une casserole, tu fais fondre beurre et chocolat ensemble (attention, faut pas que ça grésille : à feu très doux). Tu mélanges les œufs, le sucre, les noisettes, la farine. Tu incorpores le chocolat beurré (ah c’est du joli !) et c’est déjà presque prêt. Dans un moule rectangulaire (un plat à tarte ou une tôle de four pas trop grande pour que ce soit un peu épais, genre trois centimètres), tu verses le tout, tu égalises à la spatule et tu remplis bien les coins.

Ensuite, c’est la fête : tu saupoudres de plein de petits crunchy bits and pieces et tu enfournes. Faut pas que ça cuise trop, les brownies faut que ça reste moelleux. Tu laisses refroidir, genre deux heures, et ensuite tu découpes des petits carrés/rectangles qui, tu vas voir, c’est étrange, vont disparaître aussi sûrement que l’innocence d’un ministre du Budget hypnotisé par la fortune de L’Oréal. Parce qu’ils le valent bien !

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