LaureParisID2Bon, qu’on se le dise, l’été n’est pas fait (uniquement) pour engloutir du rosé à grandes goulées (quoique…) Après le déjeuner et avant que tu te remettes au barbecue de ce soir, voici de quoi rêver de cuisine pendant ta sieste, une toute petite sélection de mon étagère « Cuisine et dépendances » parisienne, des livres qui sentent bon l’huile d’olive et le beurre, les épices et l’ailleurs.

Je ne te présente plus Jacky Durand et son "Cuisiner, un sentiment" mais je peux désormais attester que la chorba de la page 95 est aussi facile à préparer que délicieuse (Merci Minnie!)... Jeanne, gourmette en herbe pourtant plutôt sélective, en a repris deux bols, c’est dire ! Vient ensuite tout en haut de mon panthéon culinaro-littéraire "Vie et passion d’un gastronome chinois" de Lu Wenfu (Picquier Poche) ou comment Mao et sa "révolution culturelle" n’ont pas réussi à tuer les nouilles première cuisson, jarrets de porc au sucre candi et autres "poulet-pastèque"…

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Puis deux ouvrages dégustés en petites lamelles, un peu tous les jours : « L’aide-mémoire culinaire » d’Auguste Escoffier (Flammarion), une réédition de LA bible de 1919 où tu découvres  (entre autres) 137 (oui 137 !) façons d’apprêter les œufs à la Belle époque comme les Lili « brouillés à la crème additionnés d’un salpicon de queues de crevettes et de truffe » ou les Stanley « nappés de sauce suprême au curry » (eeeek !) et « Mots de table, mots de bouche » de Claudine Brécourt-Villars (La petite vermillon), un dictionnaire étymologique (comme tu les affectionnes) truffé d’extraits de romans et de grands classiques, où tu apprends que le « frichti » vient sûrement du « fristick » (petit-déjeuner) alsacien qu’il s’écrivait « fricheti » jusqu’en 1855 pour désigner un « repas d’extras » et que, sous l’influence de l’argot militaire, il est devenu l’équivalent familier de « repas » vers 1864… si c’est pas précis ça !

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Moins olé olé mais absolument indispensable, « Nourrir l’humanité » de Bruno Parmentier (La découverte Poche) est un manifeste pour une agriculture raisonnée (et pas manichéen sur l’usage des OGM), un plaidoyer pour les AMAT et la cuisine de saison... Une sorte de « wake-up call » à l’heure où, par flemme, tu reprends en plein mois de décembre un sachet de salade déjà lavée-essorée-triée dans le rayon frais du supermarché…

Dernier arrivé sur ma table de nuit (special thanks to Violaine !), « La colère des aubergines » de Bulbul Sharma (Picquier Poche) te transporte en un battement de page en Inde. Entre deux confidences des cuisinières en saris sur leurs maris, on déguste avec les yeux du riz pulao, des aubergines bartha ou du gulab jamun, ce dessert ultra-sucré parfumé à la cardamome. Et comme les recettes sont incluses, y’a plus qu’à !

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