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LaureParisID2

Je te vois d’ici : « Houston, we got a problem, elle a fondu un câble. C’est quoi cette histoire de politique ?» Que nenni ! C’est juste que sur ce blog, on parle vrai, non mais ! On ne brosse pas nos lecteurs (et fans) dans le sens du régime (populiste) minceur…

Or donc, il y a quelques semaines, dans le cadre de mon job-de-quand-je-suis-pas-scotchée-derrière-une-cuisinière, je prépare une virée en Poitou-Charentes, le royaume (que dis-je, l’empire !) de Ségolène Royal, histoire de regarder de plus près sa marche vers une réélection triomphale à la tête de la région… Autant te dire que jouer au chat et à la souris avec la presse, Miss Chabichou, elle sait faire. Reportage annulé la veille une première fois, nous pensions tenir la bonne en deuxième semaine… C’était sans compter le côté totalement foutraque de la déesse poitevine qui, à un quart d’heure du départ de notre TGV, nous a fait savoir qu’elle n’avait finalement plus de temps pour nous recevoir, pauvre piétaille parisienne que nous étions…

Qu’à cela ne tienne, il en faut plus pour décourager une girl from Et toi, tu manges quoi… J’ai rameuté les usual suspects des dîners bellevillois, fermement décidée à sublimer mon désarroi politico-éditorial dans une cocotte en fonte. Un rapide survol du frigo : l’épreuve s’annonçait délicate. Du citron, de l’ail et puis c’est à peu près tout. Mais là, le boucher a dit : « j’ai un rôti de porc, vous m’en direz des nouvelles et là, ça a fait : « bim ! » dans ma tête (et mes papilles) !

Une cocotte en fonte, toutes mes gousses d’ail, un peu d’oignon, beaucoup d’huile d’olive, des quartiers de citron bio non traité et du vin blanc sec : le « rôti de porc Ségolène » était né ! Un peu comme un osso buco, mais sans le veau et sans le trou dans l’os (et sans la gremolata, ce mélange unique de persil, parmesan et zestes de citron dont on saupoudre allègrement la pasta !)

Et voilà comment, en lieu et place d’une journée à écrire sans manger et d’une soirée de discours sans dîner à Poitiers, nous nous sommes délectés de viande moelleuse et parfumée, de tagliatelles fraîches et de vin blanc italien…

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La recette pour six personnes – Facile – 20 mn de préparation, 1h30 de cuisson

Une cocotte en fonte, un rôti de porc d’1,5kg, deux oignons jaunes ou blancs, une trentaine de gousses d’ail (oui oui une trentaine, je suis sûre !), un bouillon de bœuf, deux citrons bio non traités, 25 cl de vin blanc sec, huile d’olive, sel & poivre + des tagliatelles fraîches pour servir avec.

Tu vas voir, nul besoin de bravitude, c’est d’une simplicité enfantine…

  • Tu épluches et éminces les deux oignons. Tu décortiques les gousses d’ail de leur première peau. Il faut qu’elles restent entières. Tu verses un peu d’huile au fond de ta cocotte et tu fais rôtir ton rôti sur toutes ses faces (de rat !). Tu le fais poser sur une assiette à côté.

  • Tu fais revenir les oignons et les gousses d’ail jusqu’à ce que les oignons deviennent transparents et les gousses d’ail commencent à se ratatiner, genre 10 mn à feu pas trop fort. Et ensuite, tu remets le rôti dans la cocotte, les citrons coupés en quartiers, le bouillon cube émietté, le vin blanc, le sel & le poivre.

  • Tu couvres et tu laisses cuire une heure trente (pendant laquelle il n’est pas interdit de finir la bouteille de vin blanc…) à feu moyen. Si tes invités sont en retard, no stress, tu réduis le feu et tu peux laisser le rôti tranquillement bloublouter en attendant de passer à table.

  • Il te reste à faire cuire les pâtes dans une grande casserole d’eau salée additionnée d’une petite cuillère d’huile d’olive (n’hésite pas à leur mettre un coup d’eau froide juste après les avoir égouttées : cela arrête la cuisson et leur garde ce côté al dente que j’adore) puis à couper le rôti en cuisine dûment revêtue d’une camisole- tablier (les ficelles de boucher sont de vraies sales races, impossible de s’en débarrasser sans que mon t-shirt du soir tombe au champ d’honneur …)

Et voilà, votez Et toi, tu manges quoi ?